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Attention, une spéciale népotisme sur le blog ! Geneviève n’est autre que la maman de Marion et Roland, son beau-père. La photo, évidemment, est de qui-vous-savez !

 

Geneviève
Pour moi, il était évident de choisir “Les Gens qui doutent” d’Anne Sylvestre. Il y en a bien d’autres qui me sont venues, parce que chez elle, je pense qu’il n’y a rien à jeter. J’aurais pu choisir “Non Tu n’as pas de nom”, c’était ma période féministe, en faveur de l’avortement, etc. Et je me suis dit que c’était très contextuel, encore que maintenant, vu les dangers qui menacent l’IVG… Mais pour moi, “Les Gens qui doutent” résume tout ce qui est important dans mes relations avec les autres, dans les relations humaines. Anne Sylvestre dit tout ce que j’aimerais dire. Comme je connais les paroles par cœur, je me la chante.
Quand il m’a pris l’envie de chanter, une folie au moment où j’ai arrêté de travailler, je me suis inscrite à un stage d’une semaine d’interprétation. Il fallait choisir trois chansons et parmi elles, j’ai pris “Les Gens qui doutent”. A la fin de la semaine, nous avons fait un petit spectacle et je l’ai chantée. Elle me fait toujours le même effet quand je l’écoute. J’adore surtout la conclusion, “et tant pis pour leurs fesses, qui ont fait ce qu’elles ont pu”.

 

La version de la chanson, interprétée par Geneviève :

 

Roland

Dans les années 1960, mon père avait une boutique dans une petite rue, presque une impasse dans le quartier de la Chapelle et le samedi, maman, qui avait passé la semaine dans son bureau, venait faire les inventaires, pour ranger un peu parce qu’il foutait du bazar tout le temps. Puis on allait à la piscine Hébert avec elle. Je nageais plus vite parce qu’elle avait eu la polio, je faisais deux allers-retours pendant qu’elle en faisait un. Ensuite, nous allions au café de la petite place à côté, elle prenait un thé-citron et moi, je ne sais plus, mais dans le juke-box, on écoutait toujours “La Bohème” de Charles Aznavour. Et chaque fois que j’entends cette chanson, je me revois exactement à ce café, plein de formica et de lumière. Je ne dirais pas que cette chanson me touche, mais elle me ramène tout le temps à cet endroit-là. Je ne sais même pas si je l’aime particulièrement, mais elle respire cette atmosphère…