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Metro Verlaine

Charlie, la bouteille de Badoit (eh oui, petit scarabée, les rockers ne boivent pas que de la bière) et Arthur ont été saisis dans le feu de l’action par the ever wonderful Marion Ruszniewski. En ce moment, elle expose ses œuvres à la Galerie Stardust, 19 Rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris. Allez-y, c’est canon !

Charlie
Je pense à une chanson que je pourrais écouter tous les matins, les après-midi et les soirs et me sentir bien et cool à chaque fois. Ce serait “Manish Boy” de Muddy Waters. Mon père me l’a fait découvrir, ainsi que Sonic Youth, Richard Hell, le jazz, le blues, le punk, c’est lui qui m’a fait écouter Marquee Moon. Je crois qu’il a toujours passé cette chanson, mais j’y ai prêté attention quand j’étais adolescent. Je ne sais pas pourquoi “Manish Boy” en particulier, mais elle est très cool, très sauvage, brute, pleine d’émotions. Dans cette forme primitive, elle transcende des morceaux qui ont plus d’instrumentation.

Arthur
S’il n’en reste qu’une, c’est “Michicant” de Bon Iver. J’ai découvert ce titre il y a quelques années, j’avais écouté son premier album qu’il avait fait tout seul. Et là, c’est sa deuxième expérience, il bosse en groupe pour la première fois, même s’il avait déjà arrangé plein de choses pour d’autres gens. C’est la première fois de ma vie que je me suis dit, ok, une chanson ça a plusieurs lectures… Enfin, celle-là m’a ouvert sur plein de trucs. On écoute d’abord la mélodie, ce qu’il se passe au premier plan et plus on l’écoute, plus on découvre de choses. C’est tri-dimensionnel. Je dois l’écouter quinze, vingt fois par semaine et j’y trouve toujours des petits détails, des petites conneries au fond. Il a une vraie habileté à amener des ambiances et une très grosse capacité à créer des mélodies. Je connaissais l’artiste, une amie me l’avait fait découvrir et j’ai tout de suite adhéré. Il n’y a aucun mauvais moment pour écouter Bon Iver… Je ne m’en lasserai probablement jamais. Il y a quelque chose d’un peu magique avec ce mec.