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Elecampane

La photo est, évidemment, de Marion Ruszniewski. Et c’est pas demain que ça changera !

La chanson ultime, celle qu’on garderait quoiqu’il arrive… Pour moi, ça serait Daniel Johnston “True Love Will Find You In The End”
S’il ne devait rester quelque chose, ça serait le véritable amour, quel qu’il soit. L’oeuvre de Daniel Johnston me touche comme aucun autre artiste. Je ne sais pas, c’est différent. J’y trouve une vérité, un truc universel. Le genre de truc quand tu n’arrives pas vraiment à décrire les choses, tu te dis “bah ouais c’est ça”. Parfois, on a trop de pudeur ou ce qui nous entoure nous contraint à cacher certaines choses… Je trouve que lui y arrive et ce, avec une parfaite justesse, comme une réflexion d’enfant qui fait sens de vérité absolue.

Je me suis interdit d’aller voir Daniel Johnston jouer, je préférerais aller voir une de ses expos (il est aussi dessinateur). Les thèmes qu’il aborde sont récurrents et malheureusement font partie des symptômes de sa maladie, il est maniaco-dépressif. On y trouve toujours les personnages de comics, des monstres qu’il met en scène de manière assez dépouillée, brute, le plus souvent au feutre.

Cette chanson “True Love Will Find You In The End” est sortie en 1984 sur l’album Retired Boxer. Elle est comme un motto. Quoiqu’il arrive, nous trouverons le véritable amour à la fin, à condition de s’en donner les moyens, c’est une promesse de la vie. Ça aurait pu être du Jésus dans le texte, je trouve ça pas mal pour un fou, et terriblement vrai pour tout à chacun.

Il existe une autre vidéo, où Daniel Johnston joue sa chanson sur scène… Mais je pense que cette version, mettant en scène Jeremiah the innocent, sa petite grenouille fétiche, conviendra plus à ce dit Nicolas dans son interview