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Merci à Marion Ruszniewski pour la photo de ce post placé aujourd’hui sous le signe du népotisme… Car le monsieur sur la photo n’est autre que mon père. Un homme qui m’a élevée dans le culte des disques (et des bouquins aussi). Même si parfois il m’a fait écouter des choses qui ont heurté ma sensibilité de fan de rock, c’est lui qui m’a offert mon premier album de David Bowie. Sans se douter des conséquences. Et pour ça, merci papa !

S’il n’en reste qu’une… Ce n’est pas comme ça que je poserais la question. J’ai environ 18000 chansons en disques, j’en connais par cœur peut-être plus de 500 et sans doute 500 autres aux trois-quarts. Là-dedans, il y a tout Brassens, Brel, Trenet, Ferrat, Nougaro, Perret, Gilbert Laffaille, Anne Sylvestre, Barbara, etc. Et j’ai aussi un penchant pour la chanson volontairement idiote. Alors une seule chanson dans tout ça…

Mais j’ai fini par en choisir une qui est signée Boris Vian et Henri Salvador. Ensemble, ils en ont composées environ 80, mais j’apprécie particulièrement “Le Blues du dentiste”, une merveille. D’abord, c’est un vrai blues. Aucun artiste français n’a fait un blues comme ça, avec une orchestration de Quincy Jones, qui n’est pas n’importe qui… On y retrouve le côté gaillard du blues, avec cette chute merveilleuse que tout le monde connaît : “je suis pas dentiste, je suis plombier / Entre voisins faut s’entr’aider”.

Je pense que j’ai découvert cette chanson à la radio. C’était en 1958, une époque où les radios étaient généralistes et passaient tous les genres de musiques. Et on pouvait aimer des choses dans tous les genres, sans se poser la question de savoir si on était rock ou chanson française. J’ai réussi à trouver ce disque il n’y a pas longtemps pour un prix raisonnable et sur les quatre chansons, il y a au moins trois chefs-d’œuvres. Et chaque fois que je vais chez le dentiste, je pense à ce morceau dans la salle d’attente…

Une petite version de 1996 en duo avec Ray Charles, ça ne peut pas faire de mal…