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Publié le 21 août 2015, par dans Chanson-fétiche.

Aujourd’hui, place à un duo père-fils. Et pour une fois, ça ne parlera pas de rock… Mais une chose ne change pas, c’est Marion Ruszniewski qui a pris les photos dans un jardin extraordinaire, forcément !*

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Jean-Pierre
Je pense que je choisirais “Coin de rue” de Charles Trenet. C’est une chanson merveilleuse. C’est un truc de gamin, une chanson que j’entendais beaucoup quand j’étais jeune à la radio dans les années 1950. Cette chanson m’a toujours attendrie. La mélodie est très jolie et il y a ces paroles… “Je me souviens d’un coin de rue, aujourd’hui disparu…” Et moi, je ne me souviens plus de la suite ! Trenet a écrit tellement de belles chansons. J’ai travaillé avec l’éditeur Raoul Breton, un seigneur de la chanson française. Il a découvert Mireille et Jean Nohain, Trenet à ses tous débuts lorsqu’il se produisait en duo – Charles et Johnny… Chez lui, j’étais assistant, secrétaire et chauffeur. Un soir, où nous avions passé la soirée avec lui, à l’Elysée Matignon (boîte de nuit de l’avenue Matignon – NDA) avec Marlène Dietrich, la voiture est tombée en panne sèche en plein sur les Champs-Élysées, vers 2-3 heures du matin. J’avais oublié de refaire le plein. J’en ai entendu de belles ! Mais Marlène Dietrich est descendue de la voiture pour m’aider à la pousser. Il n’y avait pas un photographe pour immortaliser la scène… Maintenant, ce serait partout sur Facebook…

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Robin
C’est juste pas possible, cette question… S’il y a une chanson que j’aime particulièrement, c’est “Amour, Amitié” de Pierre Vassiliu, le titre parle de lui-même. Cette chanson m’a toujours touchée. Je l’ai découverte à l’époque de sa sortie, au début des années 1970. J’avais l’image de ce personnage déconneur qui chantait “Ivanohé”, “La Femme du capitaine” et toutes ces légéretés avec des rimes détournées. Et tout à coup, j’ai découvert une autre facette de Vassiliu, que j’ai aimée aussi. Dans cette chanson il y a cette histoire de lien étroit entre l’amour et l’amitié, comment ça peut se passer avant, après. Elle est très sobre, l’arrangement aussi, c’est d’une finesse… Et ça ne se démodera jamais. J’ai des dizaines d’autres chansons que j’aurais pu citer, mais c’est celle-ci qui m’est venue aujourd’hui. Je l’entends, je la réentends et je ne m’en lasse pas. Elle n’a pas vieilli. C’est une intemporelle, ce qui est le cas de toutes les bonnes chansons.

À défaut de la version originale, voici la reprise de Biolay :

*Eh oui, petit scarabée, je ne connais pas que le rock’n’roll… Je maîtrise aussi (un peu) le répertoire de Trenet (entre autres), ayant grandi au milieu de la collection de disques paternelle aussi conséquente qu’éclectique…